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Les bons gestes à adopter pour dormir avec une sciatique.
La sciatique est une douleur du membre inférieur, située sur le trajet du nerf sciatique. Les douleurs du nerf sciatique font partie des motifs les plus fréquents dans les consultations urgentes en médecine générale. Alors, comment soulager ce problème de santé ? Comment dormir avec une sciatique et réussir à profiter d’un sommeil réparateur ? On vous dit tout dans ce guide spécial.
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Alexis Dimino
Alexis Dimino
Ostéopathe D.O.
Sommaire de l'article

Une sciatique, qu’est-ce que c’est ?

La sciatique est le nom donné à la névralgie du nerf sciatique. Ce problème de santé se caractérise par une douleur le long du trajet du nerf sciatique, au niveau de la jambe. La sciatique est souvent associée à des douleurs lombaires : on parle alors de lombosciatique.

Les symptômes permettent le plus souvent de poser le diagnostic et de mettre en place un traitement adapté. Dans certains cas de figure, le recours à la chirurgie est parfois nécessaire afin de soigner ce problème et soulager les douleurs qui peuvent véritablement être handicapantes au quotidien.

 

Où se situe le nerf sciatique ?

Le nerf sciatique est un nerf qui assure à la fois la sensibilité d'une partie de la jambe et une partie de ses mouvements : il est donc sensitif et moteur. C'est le plus gros et le plus long nerf de l'organisme.

Où se situe le nerf sciatique ?

Le nerf sciatique possède plusieurs racines qui naissent de la moelle épinière et qui descendent dans le canal lombaire. Ses deux principales racines sont la racine L5, qui sort entre les quatrièmes et cinquièmes vertèbres lombaires, et la racine S1, qui sort entre la cinquième vertèbre lombaire et la première vertèbre sacrée.

 

Quels sont les symptômes de la sciatique ?

Lorsque l’on souffre d’une sciatique, plusieurs symptômes peuvent se manifester.

Le patient présente tout d’abord une douleur vive, qui irradie dans la fesse, le long de l’arrière de la cuisse et parfois jusqu’au bas de la jambe. Dans certains cas de figure, la douleur passe sur le devant de la cuisse et descend sur le côté de la jambe.

En général, lorsque vous souffrez de sciatique, la douleur est unilatérale, et touche uniquement le nerf droit, ou uniquement le nerf gauche. Plus rarement, les deux côtés peuvent être touchés.

En outre, le patient atteint d’une sciatique souffre d’une douleur d’intensité variable, qui s’amplifie par la position debout ou assise ou lorsqu’il tousse ou éternue. A contrario, lorsqu’il se trouve en position couchée, la douleur est atténuée.

Les fourmillements, les engourdissements ainsi que des sensations de décharges électriques dans la jambe sont également ressentis, ainsi qu’une faiblesse des muscles inférieurs de la jambe.

 

Les symptômes de la lombosciatique

Puisque, la plupart du temps, la sciatique est associée à des douleurs lombaires, on parlera de lombosciatique. Les symptômes qui touchent les personnes atteintes sont alors les mêmes que ceux de la sciatique, mais la douleur irradie depuis le bas du dos jusque dans le membre inférieur.

La douleur peut alors s’étendre jusqu’aux orteils en passant par la fesse, la cuisse, le genou, le mollet et le pied.

Il s’agit de douleurs lancinantes ou vives, qui s’accentuent lors de la contraction des muscles abdominaux ou dorsaux. C’est la raison pour laquelle, en cas de toux, d’éternuements ou d’efforts, par exemple en allant à la selle, la douleur est brusquement multipliée.

 

Qui est touché par la sciatique ?

La sciatique touche principalement les hommes après l’âge de 30 ans, qui ont des facteurs de prédisposition, tels les lombalgies chroniques. Elle touche également ceux qui ont une activité professionnelle ou sportive qui implique une forte sollicitation de la colonne vertébrale.

 

Quelles sont les causes de la sciatique ?

La sciatique apparaît à cause d’une compression ou d’une inflammation du nerf sciatique. De nombreux phénomènes peuvent être à l’origine de ce problème de santé. La hernie est la cause la plus fréquente. Dans ce cas de figure, c’est la racine du nerf sciatique qui sera directement inflammé, et qui provoquera la douleur. Cependant, il est essentiel de noter que toutes les hernies discales ne provoquent pas de sciatique.

D’autres causes peuvent également être à l’origine d’une sciatique, comme l’arthrose des vertèbres lombaires. Les traumatismes, tels que les chutes ou les accidents qui auraient touché le dos peuvent également provoquer une sciatique.

En outre, lorsque l’ostéoporose qui entraîne un tassement vertébral, peut amener à une sciatique. Les maladies inflammatoires du rachis, telles que la spondylarthrite ankylosante ou le rhumatisme psoriasique peuvent également provoquer une sciatique.

C’est également le cas des infections au niveau de la colonne vertébrale, comme la maladie de Pott, également connue sous le nom de tuberculose osseuse. Par ailleurs, les tumeurs ou des métastases au niveau de la colonne vertébrale peuvent engendrer l’apparition de sciatiques.

Enfin, il est essentiel de noter qu’une forme particulière de sciatique peut être susceptible d’atteindre les femmes au cours de la grossesse. Ainsi, des troubles de la posture, cumulés à la prise de poids chez une femme enceinte peuvent causer un pincement du nerf sciatique.

 

Quels traitements pour la sciatique ?

Les médicaments

Afin de soulager les douleurs, un repos de plusieurs jours est en général conseillé. Le traitement consistera à prendre des anti-inflammatoires ainsi que des antalgiques, pour calmer les douleurs lancinantes. Le médecin peut également prescrire des myorelaxants afin de détendre les muscles.

Lorsque les sciatiques sont plus douloureuses, il est possible d’envisager des infiltrations de corticoïdes.

La kinésithérapie

Afin d’éviter les récidives et de prévenir l’apparition de nouvelles sciatiques, il est essentiel de muscler le dos. L’activité sportive sera alors préconisée, et pourra s’accompagner de séances de kinésithérapie. Le kinésithérapeute sollicitera alors avec douceur vos muscles dorsaux grâce à des massages, et des exercices musculaires visant à libérer les tensions. Il mobilisera le nerf sciatique afin de le renforcer. Il renforcera également les muscles qui se sont affaiblis, notamment lorsque les symptômes sont anciens : pour parvenir, un renforcement des spinaux et de la sangle abdominale pourra être nécessaire.

Kiné soulage sciatique.

Afin de savoir vers quels types d’exercices se diriger, le kinésithérapeute interrogera et manipulera le patient afin de comprendre s’il s’agit d’un épisode récent, voire d’une douleur aiguë.

Afin d’adapter les postures, il sera également essentiel de comprendre quelles sont les circonstances de survenue de l’épisode douloureux, ainsi que les zones où sont localisés les symptômes.

Plusieurs questions pourront également accompagner le professionnel de santé vers des solutions adaptées :

  • Les activités socio-professionnelles (position assise, port de charge lourde, gestes répétitifs…) du patient ont-elles un impact possible sur les symptômes ?
  • Le problème est-il bel et bien "mécanique", c’est-à-dire qu’il intervient pendant les changements de position notamment ;
  • Le patient présente-t-il un trouble de la posture, provoquant par exemple un effacement du creux du bas du dos ?
  • Les douleurs entraînent-elles une perte de force ?
  • Y a-t-il des raideurs articulaires ? Des faiblesses musculaires dans la zone lombaire et pelvienne ? Dans la sangle abdominale ? Pour observer plus précisément les symptômes et leurs conséquences, des tests de mise en tension du nerf sciatique pourront être effectués.

La méthode Pilates

La méthode Pilates peut également être intéressante afin d’éloigner les risques de sciatique. Elle permettra de renforcer les muscles de façon harmonieuse. Grâce aux exercices, aux postures et aux étirements doux et profonds, vous redonnez de la mobilité articulaire à votre corps, tout en soulageant les douleurs.

En général, deux séances de 50 minutes par semaine pendant trois mois amènent des résultats intéressants.

La chirurgie

En cas de récidives fréquentes et de douleurs importantes, et si les solutions présentées ci-dessus ne suffisent pas à soulager le patient, une chirurgie pourra être envisagée. Pendant l’intervention, le retrait de la hernie sera réalisé. Le chirurgien soulagera ainsi la compression qu’elle exerce sur le nerf sciatique.

 

L’importance du sommeil pour récupérer d’une sciatique

Le sommeil joue un rôle essentiel dans la guérison de la sciatique. Pendant la nuit, vous donnez la possibilité à votre corps de se détendre, de se relâcher, pour décharger les tensions au niveau du nerf atteint.

Afin de récupérer plus facilement d’une sciatique, le sommeil de qualité est donc de mise. Pour y parvenir, les positions que vous prenez jouent un rôle fondamental.

 

Quelle position adopter pour lutter contre la douleur sciatique ?

L’idéal pour réussir à dormir avec une sciatique, c’est d’ouvrir au maximum l’angle entre le tronc et les cuisses afin de décharger les contraintes sur les disques lombaires.

Si vous avez l’habitude de dormir sur le dos

Dormir sur le dos, et donc avoir le dos cambré, décharge les disques : pour calmer les douleurs sciatiques lorsque vous dormez, c’est donc une position intéressante. 

Ici, tout dépend de la zone où se situe la douleur. Si vous avez une douleur au niveau du nerf sciatique droit, prenez des coussins, et empilez à côté de votre genou droit. L’objectif, c’est de fléchir votre genou doucement vers le ventre, puis d’ouvrir la cuisse vers l’extérieur en faisant une rotation sur le côté droit, afin que le genou se pose sur les coussins empilés. Pour décharger encore plus votre nerf sciatique, inclinez également légèrement votre tronc vers la droite.

Pour les douleurs au niveau du nerf sciatique gauche, c’est l’inverse. Fléchissez le genou gauche, puis réalisez une rotation afin de le positionner sur des coussins que vous aurez empilés à gauche de votre cuisse et de votre genou. Inclinez également votre tronc vers la gauche, pour décharger vos disques.

Sous votre tête, l’oreiller que vous choisissez ne doit être ni trop épais, ni trop fin : il doit tenir votre tête bien droite, dans le prolongement du cou et de la colonne vertébrale. Un coussin d’environ 11 cm de hauteur sera idéal : les oreillers à mémoire de forme, les oreillers synthétiques ou les oreillers en plumes et duvet seront les bienvenus.

Si vous avez l’habitude de dormir sur le côté

Si vous avez un problème de nerf sciatique droit, préférez la position couchée sur la gauche, car elle permet de décharger le nerf. La jambe droite vient se poser sur une pile de coussins : cette dernière est placée au niveau du genou et doit être au moins aussi haute que la largeur de vos hanches. La jambe gauche, quant à elle, doit rester parfaitement tendue.

Si vous avez une douleur au niveau du nerf sciatique gauche, c’est l’inverse : tournez-vous sur le côté droit, et positionnez la pile de coussins sous votre genou gauche, afin de le surélever, et tendez votre jambe droite.

Le cou peut également être penché vers l’avant ou vers l’arrière pour calmer la douleur : à vous de tester ce qui, dans votre situation, fonctionne le mieux pour vous soulager. L’oreiller que vous placez sous votre tête et votre nuque doit être suffisamment épais pour combler le vide entre le cou et le matelas, et maintenir la tête dans l’axe de la colonne vertébrale.

Si vous avez l’habitude de dormir sur le ventre

Si votre nerf sciatique est comprimé par un muscle de la fesse (le piriforme), et que la douleur descend dans la jambe, vous pouvez dormir sur le ventre, avec la cuisse ouverte sur le côté en grenouille afin de décharger les tensions du nerf sciatique.

Sous votre tête, veillez à placer un oreiller assez fin, qui ne forcera pas votre tête à se surélever. Les oreillers de maximum 9 cm de haut, en mousse à mémoire de forme de préférence, vous aideront à maintenir votre tête dans le prolongement de votre colonne vertébrale et de votre nuque.

 

Douleur aux nerfs sciatiques gauche et droit en même temps : quelle position pour dormir ?

Si vous avez une sciatique à gauche et à droite, la position à adopter est celle sur le dos. Pour soulager la douleur, commencez par écarter les membres inférieurs l’un de l’autre. Placez ensuite un gros oreiller sous chaque genou : les hanches et les genoux se retrouvent alors flexion. Tournez ensuite les cuisses vers l’extérieur, afin de retrouver une position de « grenouille », qui vous permettra de décharger les deux nerfs sciatiques.

Vous l’aurez compris, pour dormir avec une sciatique, la posture et la qualité des oreillers jouent un rôle central !

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