L’asthénie : qu’est-ce que c’est et comment la traiter ?

Qu’est-ce que l’asthénie, et comment le traiter ?

Plus communément appelée « fatigue », l’asthénie est une sensation d’épuisement du corps. Vous vous sentez affaibli, et le repos ne suffit pas à vous faire retrouver la forme… Alors, quels sont les différents types d’asthénie ? Quels effets a-t-elle sur votre corps ? Comment lutter contre la fatigue intense ? On vous livre nos clés !

 

Qu’est-ce que l’asthénie ?

L’asthénie est un état de fatigue intense et durable, qui n’est pas forcément liée à l’effort. Cette fatigue peut trouver son origine dans de nombreuses maladies, et représente un motif très fréquent de consultation chez les patients de tous âges.

 

Faire la différence entre fatigue normale et anormale

Il est essentiel de faire la différence entre la fatigue normale, physiologique, et la fatigue pathologique qui elle, n’est pas normale.

La fatigue physiologique peut être la conséquence d'un effort physique intense au cours d'une journée. Elle peut également venir d’un stress émotionnel ou d'un surmenage. Dans ces différents cas de figure, la cause de l’apparition de l’asthénie est évidente et n'entraîne pas la consultation du patient.

La fatigue pathologique n’est pas normale : il s’agit d’une fatigue qui survient plus rapidement et qui persiste de façon chronique. C’est souvent parce que l’asthénie dure que les patients sont amenés à consulter un médecin. Cet état de fatigue peut être lié à des facteurs psychiques (surmenage, état dépressif, troubles anxieux ou de la personnalité… ) ou physique (maladie organique).

 

Quelles sont les causes de l’asthénie anormale ?

Les causes organiques

Les asthénies infectieuses ou post-infectieuses trouvent leur origine dans les hépatites virales, la mononucléose infectieuse, la tuberculose, la brucellose ou encore les endocardites infectieuses.

En outre, l’insuffisance surrénalienne ou hypophysaire, l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie peuvent également causer des asthénies endocriniennes et métaboliques. Par ailleurs, on observe que le diabète, l’insuffisance rénale ou encore les carences en fer, peuvent être à l’origine de l’apparition d’une asthénie prolongée.

Les asthénies neurologiques, quant à elles, peuvent être liées à différents troubles, tels que les myopathies, les myosites et les dystrophies musculaires (anomalies du développement d'un muscle). Par ailleurs, de nombreuses maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson ou la narcolepsie font souvent apparaître une asthénie.

Les asthénies néoplasiques trouvent, quant à elles, leur origine dans les cancers.

Les asthénies d’origine digestives sont liées aux cirrhoses, à la maladie cœliaque et aux maladies de surcharge, comme l'hémochromatose.

Il existe également des asthénies d’origine cardiovasculaires et respiratoires : l’insuffisance cardiaque, les troubles du rythme respiratoire, l’insuffisance respiratoire chronique ou encore l’apnée du sommeil peuvent alors être à l’origine de la fatigue intense.

Certaines maladies qui touchent le système tout entier peuvent faire apparaître des asthénies : c’est notamment le cas des lupus, de la polyarthrite rhumatoïde, de la maladie de Horton, de la sarcoïdose ou des polymyosites.

Enfin, la prise de certains médicaments, tels que les anti-hypertenseurs centraux, les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques et les anticancéreux peuvent faire apparaître des asthénies.

Les causes fonctionnelles

Les causes fonctionnelles sont des causes psychiques ou psychiatriques. On peut ici regrouper la dépression et les troubles névrotiques, qui font en effet souvent apparaître des états de fatigue très intenses chez le patient.

La fatigue est durable, et se ressent sur le psychisme. Et à l’inverse, toute fatigue physique a un lourd impact sur le physique de la personne atteinte.

 

Quelles causes de l’asthénie physiologique ?

L’asthénie physiologique est souvent ressentie lorsque la personne souffre de troubles du sommeil, lorsqu’elle ne prend pas soin de son alimentation, ou après un exercice physique intense.

Si vous observez que vos états de fatigue sont liés à une mauvaise hygiène de vie, nos astuces pour lutter contre la fatigue dont nous vous parlerons un peu plus bas dans cet article sauront vous accompagner !

 

Quels sont les symptômes de l’asthénie ?

L’asthénie anormale est permanente. Afin de poser un diagnostic clair, le médecin demandera au patient des précisions sur l’intensité de la fatigue ressentie, et sur les moments de survenue dans la journée, ainsi que sur les circonstances qui déclenchent cet état.

Parfois, l’asthénie est accompagnée d’une perte d'appétit, et d’un amaigrissement.

Un état de fatigue qui augmente d’intensité au cours de la journée trouve en général une cause organique. A contrario, si vous êtes fatigué dès le matin, et que cette fatigue est accompagnée de démotivation, de désintérêt, d’angoisses, d’agressivité, d’impatience, de perte d'appétit, de troubles de la mémoire alors, il s’agira davantage d’une asthénie fonctionnelle.

 

Comment lutter contre l’asthénie ?

Pour lutter contre les coups de fatigue, avoir une bonne hygiène de vie est indispensable. Cela passe par deux piliers : l’alimentation et le sommeil.

Prendre soin de son sommeil

Quel temps de sommeil ?

Pour lutter contre l’asthénie ou pour prévenir les états de fatigue, vous devez dormir au moins 8 heures par nuit. Votre rythme doit être régulier : vous devez vous coucher et vous lever à la même heure, chaque jour. Cela vous aidera à réguler votre rythme circadien, vous permettant ainsi de vous endormir plus facilement, et de lutter contre les problèmes de réveils nocturnes.

En optant pour un rythme plus régulier, vous aidez votre corps à produire les hormones de veille et d’éveil dont vous avez vraiment besoin.

Comment réussir à s’endormir rapidement ?

Pour réguler vos cycles du sommeil, vous allez devoir travailler sur votre temps d’endormissement. Vous faites peut-être partie de ces dormeurs qui n’ont de cesse de bouger encore et encore dans leur lit avant de retrouver Morphée. Vous n’arrivez pas à trouver de position confortable, vous semblez ressentir la fatigue toute la journée, sauf au moment d’aller au lit…

Pour réussir à vous endormir facilement, les heures qui précèdent votre coucher sont capitales. Vous allez notamment devoir commencer par éloigner les écrans, qui génèrent de la lumière bleue, durant les deux heures qui précèdent votre coucher. Ces derniers empêchent en effet votre corps de produire les hormones du sommeil… Pour vous endormir facilement, vous devrez donc vous concentrer impérativement sur des activités relaxantes, apaisantes, telles que l’écriture, la lecture, la broderie, le dessin, la musique.

Afin de réussir à trouver le sommeil, vous pouvez également vous servir de la nourriture : les liens entre alimentation et sommeil sont très étroits. Optez pour des aliments riches en tryptophane : cet acide aminé sert à produire l’hormone du sommeil ! Il est présent dans les légumineuses, les poissons, les produits laitiers, les oléagineux. Évitez bien entendu les excitants, tels que le café, les boissons sucrées, l’alcool.

Comment lutter contre les réveils nocturnes ?

L’asthénie est souvent due aux réveils nocturnes qui perturbent les nuits des dormeurs. En effet, ces réveils fréquents ne vous permettent pas d’entrer en phase de sommeil profond. C’est pourtant elle qui vous aide à recharger vos batteries ! À cause de ces réveils intempestifs, vous restez en phase de sommeil léger, et vous vous levez avec l’impression d’avoir passé une nuit blanche.

Pour lutter contre les réveils nocturnes, plusieurs secrets peuvent vous accompagner.

Secret n° 1 : pas d’écran le soir. En plus de retarder l’endormissement, la lumière bleue a un effet sur l’ensemble de votre cycle du sommeil ;

Secret n° 2 : pas de sport durant les deux heures qui précèdent votre coucher. En effet, pour que vous réussissiez à vous endormir facilement, et surtout à ne pas vous réveiller durant votre nuit, le corps humain a besoin de baisser en température, le rythme cardiaque doit ralentir et la tension doit diminuer ;

Secret n° 3 : opter pour une literie adaptée. Choisissez un matelas confortable, sans mettre de côté l’importance de votre oreiller ! Le coussin est en effet le roi de votre lit. Si vous souffrez d’asthénie, poser votre tête sur un oreiller pourrait véritablement changer la donne. Un oreiller non adapté ne permet pas à votre tête, votre nuque et votre colonne vertébrale d’être alignées. Vous n’optez pas pour une bonne position durant la nuit, et cela occasionne des douleurs au dos ou aux cervicales qui vous réveillent ! C’est la raison pour laquelle il est fondamental que votre coussin soit entièrement adapté à votre morphologie, à vos problèmes de santé, à vos préférences en termes de confort et à votre position de sommeil.

Comment bien choisir son oreiller ?

Garnissage, forme, épaisseur : les caractéristiques des oreillers qui existent sur le marché peuvent rapidement vous faire perdre la tête.

En réalité, quelques règles simples vous aideront à faire le bon choix.

Optez pour un oreiller dont l’épaisseur est adaptée à votre position de sommeil : si vous dormez sur le ventre, optez pour un oreiller fin, d’environ 9 cm. C’est ce qui vous permettra de ne subir aucune torsion au niveau des cervicales et du dos durant votre nuit de sommeil. Si vous dormez sur le côté, optez pour un oreiller volumineux, et si vous dormez sur le dos, choisissez un oreiller mi-épais, d’environ 10 cm de hauteur.

La souplesse de votre oreiller doit aussi dépendre de votre morphologie. Si vous avez une morphologie XS ou S, vous pouvez vous tourner vers un oreiller souple, qui accueille vos cervicales avec la plus grande des douceurs. Si vous avez une morphologie M ou L, vous devrez vous concentrer sur les oreillers mi-fermes, qui soutiendront votre tête avec plus de rigueur. Enfin, si vous avez une morphologie XL ou XXL, ce sont les oreillers très fermes qui sauront apaiser vos nuits !

Attention également à opter pour le garnissage qui correspond à vos éventuels problèmes de santé : si vous souffrez de sueurs nocturnes, les garnissages en plumes et duvet seront parfaitement adaptés. Souvent utilisés en synergie, les plumes et le duvet donnent naissance à des oreillers moelleux, douillets et confortables. Plus votre oreiller contient de plumes, plus il sera ferme et lourd, et plus il contient de duvet, plus il sera léger et souple !

Si vous avez parfois mal aux cervicales ou au dos en vous levant le matin, ce sont les oreillers en mousse à mémoire de forme qui seront les plus conseillés. Leur mousse thermosensible et viscoélastique est idéale, car elle épouse avec précision les contours de votre tête et de votre nuque, pour les envelopper de douceur et de légèreté. Cette mousse offre un maintien infaillible pour toute la nuit ! Grâce à elle, vous trouvez le sommeil plus rapidement, et vous évitez également le sommeil entrecoupé.

Enfin, si vous souffrez d’allergies, les oreillers synthétiques, en polyester ou à mousse à mémoire de forme, seront parfaitement adaptés. Évitez cependant les oreillers naturels, sur lesquels les acariens aiment se reproduire.

Pour trouver votre oreiller idéal, ce test de 8 questions saura vous guider !

Bien manger pour être en forme

Certains aliments anti-fatigue vous accompagnent pour lutter contre l’asthénie !

C’est notamment le cas des poissons gras, qui sont riches en vitamine D : saumon, sardines, maquereaux, hareng sauront vous redynamiser.

Les agrumes, riches en vitamine C, sont également de parfaits alliés antifatigue. Orange ou citron pressés le matin au réveil ne manqueront pas de vous donner de l’énergie !

Les légumes verts à feuilles sont également particulièrement conseillés pour lutter contre l’asthénie. Les épinards, les brocolis, la roquette ou encore les choux de Bruxelles pourront alors composer vos assiettes.

Le chocolat, riche en magnésium, peut également vous aider à lutter contre les coups de fatigue. Les oléagineux sont aussi de grands alliés.

Pour lutter contre l’asthénie, la consommation d’aliments moins connus peut également être une clé : les baies de goji, riches en vitamines et antioxydants, la spiruline, une micro-algue d’eau douce, ou encore les graines de courges sont des alliées antifatigue encore trop peu utilisées !

Lutter contre l’asthénie organique ou fonctionnelle

Pour lutter contre l’asthénie organique ou fonctionnelle, vous allez devoir traiter la cause, donc la maladie qui est à l’origine de la fatigue.

Lorsque la cause n’est pas identifiée de façon évidente, le médecin peut vous prescrire des stimulants, également appelés antiasthéniques. Ce sont généralement des médicaments qui contiennent des acides aminés, des vitamines, des oligo-éléments : lorsque votre organisme manque en effet de ces éléments essentiels, les états de fatigue intense sont déclenchés.

Le médecin pourra également vous diriger vers des stimulants à base de caféine, ou encore de déanol. Par ailleurs, notez que le syndrome de fatigue chronique peut parfois faire appel à des antidépresseurs, associés à une psychothérapie.